Les impressions d’Émilie sur la culture bolivienne

Notre Chargée de programmes Émilie connait bien la Bolivie. Elle a d’ailleurs récemment effectué un voyage sur le terrain. Aujourd’hui, elle nous raconte ses impressions sur la culture bolivienne.

Comment décrirais-tu la culture bolivienne ?

Très riche ! D’ailleurs je parlerais de cultureS. Celle que nous connaissons le plus, c’est surtout la culture aymara, de l’ethnie de l’altiplano (ouest de la Bolivie) : les flûtes de panles Cholitas (ces femmes qui portent d’amples jupes plissées), les chapeaux melon sur les cheveux tressés et les tissus bariolés utilisés comme sacs à dos.

Dans nos programmes, beaucoup plus proches du niveau de la mer, il fait beaucoup plus chaud et les vêtements sont plus légers. Mais par exemple, à Camiri, ils sont portés sous des protections de cuir pour ne pas être abîmés par les nombreux cactus. Cela donne aux Boliviens des airs de cowboys !

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Les musiques sont également plus rythmées. Les ethnies principales sont les Guaranis à Camiri et les Quechuas à Monteagudo. Leurs danses représentent la servitude durant l’époque espagnole. Cette variété est symbolisée par le second drapeau officiel de la Bolivie, très coloré.

 

Est-ce qu’on mange bien en Bolivie ?  

Pour la qualité, si on ne reste qu’une semaine, oui. Après, ça devient vite toujours pareil. De la viande nature, du riz et des patates… Même si chaque région se vante d’avoir ses propres plats typiques, ils sont finalement relativement similaires… Quelques différences quand même selon les régions, notamment la viande de lama ebolivie2t le quinoa qu’on trouve surtout dans l’altiplano.

La spécialité de la zone de nos programmes est le porc rôti, j’en ai goûté un absolument délicieux ! En revanche, leur boisson de maïs fermenté m’a moins convaincue… Les patates déshydratées que l’on trouve dans tout le pays, sont assez particulières aussi !

Pour la quantité, mieux vaut ne rester qu’une semaine aussi ! Les Boliviens sont de très gros mangeurs. Ils consomment des quantités impressionnantes de riz et de viande. Moi qui ai bon appétit, je leur donnais l’impression de picorer !
De plus, un bon repas fait visiblement partie de leur tradition hospitalière. À Camiri, chaque famille que nous allions voir nous offrait un repas. Un jour, nous avons déjeuné 4 ou 5 fois en quelques heures…

En termes de repas, la palme d’or revient à la région de Cochabamba : ils mangent environ 7 fois par jours, et leur plat typique est le Pique Macho, légère combinaison de viande hachée, saucisse, œuf et pomme de terre.

 

Comment vous accueillent les communautés que nous aidons ?

Merveilleusement bien ! C’est même parfois gênant : les bénéficiaires, ceux que l’on aide car ils sont pauvres, les familles que nous soutenons tiennent à nous faire des petits cadeaux ! J’ai reçu, d’une femme formée à la couture, un sac à main fait à partir d’un jean recyclé. Dans différentes écoles, du miel et du fromage produits par des élèves en formation agroalimentaire.

 

Les communautés organisent spécialement pour nous des événements de bienvenue, des spectacles de danse et de chant, des discours que les enfants prononcent sans hésitation. En tant que représentant de Vision du Monde, j’ai été faite citoyenne d’honneur de Monteagudo lors d’une cérémonie officielle organisée par le conseil municipal. J’en suis très fière ! 😊 L’occasion pour les équipes de remercier l’ensemble de ceux qui les aident : salariés, bénévoles, parrains, donateurs… 

 

Qu’est-ce que représente le parrainage pour les personnes que tu as rencontrées ?

L’amitié, la motivation et des opportunités.

Le parrainage permet un suivi régulier de l’enfant. Les équipes de terrain ont le cœur sur la main et apportent soutien et réconfort aux familles.

Lorsqu’en plus il y a des échanges de lettres, voire des petits cadeaux, ça fait une vraie différence. L’enfant et la famille ressentent l’investissement moral et financier des parrains et marraines, et veulent leur prouver qu’ils ont raison de continuer de croire en eux, ils veulent les rendre fiers.

 

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Nick, ancien enfant parrainé désormais en charge du parrainage dans un programme de Santa Cruz, est intarissable sur le sujet :

« Il y a une transformation. On aide les gens à changer. Je crois que c’est réel, ça se vit. J’avais vraiment ce raisonnement quand j’avais mon parrain qui envoyait de l’argent. C’était un défi pour moi : si je ratais mes études je me disais  « que va penser mon parrain », donc je devais réussir mes études, avoir des bonnes notes, pour pouvoir lui écrire à ce sujet, pas seulement pour le remercier, mais aussi qu’il voie, qu’il sache comment l’enfant qu’il parraine évolue ».  

 

Merci à Émilie d’avoir partagé avec nous son expérience sur le terrain et n’hésitez pas à découvrir nos programmes en Bolivie et dans le monde !

A très bientôt.

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